jeudi 7 juin 2007
23:02 Le balai de chiotte
C'est compliqué....
C'est relié...
Une danse pour corps mous.
Marcel était là sans compter sur Jack.
Il venait de la caserne.
Il a développé une pratique de l'art tangent.
Dans la chute, un morceau de scooter,
Les chaussures en plastique de son premier amour.
Dans la tempête il sera peinard
Jack assis sur une chaise, en l'air, en équilibre très précaire
Il attendait la chute,
Il avait des choses à dire, Jack
La sculpture est en état d'érection.
Jack O'Metti - Duchamp vous êtes formidables.
dimanche 3 juin 2007
Georges
La première heure de la journée s'achève, le soleil commence à chauffer l'eau du bain et les hirondelles se disputent bruyamment les moucherons autour de la maison. Après avoir enfilé un vieux t-shirt malodorant et un caleçon douteux, Georges reste assis, les yeux dans le vague, le nez plongé dans l'agréable fumet d'un café noir. Des sons puis des mots et enfin des phrases se matérialisent peu à peu dans les nébuleuses endormies de son cerveau.
- "keske jvé fère ojourdui?..."
mercredi 23 mai 2007
Lettre à la muse massée des masseurs
J’ai rejoint pour ma part la grande ville sous un ciel de plomb qui pèse des tonnes depuis l’avènement du « sinistre ». Tu sais, c'est un temps qui me presse à hiberner, à quitter les heures ou les jours de pluies froides. C’est comme ça que je reste sous ma couette, au fond, en boule, C’est comme ça que je crie, je pleure, je ris et me débats, que je joue avec les plis du drap et que j’écris les mots qui feront un jour mon livre. C’est comme ça que je peux rester, des heures, des jours, jusqu’à ce que le temps revienne à « mon beau fixe », jusqu’à ce que je me sente un peu plus grande. Et là, je m’en irais au salon de la bougeotte, je dégagerai cette mèche prisonnière, je tropicaliserai ma lucarne et dirais d’élégants gros mots. Et puis flûte, même si ce sanglot coincé là me rend chagrine, je vais grandir…sous ma couette !
Se souvenir...

Le violon d'Ingres de Man Ray
...des petites pensées inabouties, amusées et sans conséquences, des lèvres sauvagement joueuses, de la langue qui pliait et dépliait les rides, de la texture de la salive répandue, du drap posé délicatement sur la peau, des escaliers sans fin, des intentions devinées, des sourires gourmands, des agressions de douceur, des silences bavards et plein de ce qui ne s’est pas déclaré, de la robe du vin, de la demi-heure pour venir, des coups de gueule, de sang, de chaud, du sel éparpillé, du goût salé de la peau, de toute la nuit pour écouter enfin, comme c’est bavard et ça gueule d’amour un corps.
dimanche 13 mai 2007
vendredi 11 mai 2007
lundi 7 mai 2007
...
jeudi 3 mai 2007
Girouette
Sur une bouée
Est tombée une boussole
Affolée par ses deux pôles
Son aiguille saute du midi au Nord et du Nord au midi
Les itinéraires se brouillent
Les horizons se confondent
L'intuition de Mademoiselle
N'est plus qu'une boussole affolée...
mercredi 2 mai 2007
vendredi 9 mars 2007
Une valise aux quatre saisons…
La valise tout d’abord parle de voyage et il n’y a pas de voyage sans souvenirs ! Une valise porte et transporte autant qu’elle forme et déforme.
...
La valise aux parfums d’une vie, les parfums d’une enfance, le parfum d’un amour, le parfum d’un défunt, le parfum d’un jardin secret, le parfum d’une amie, d’amis et le parfum d’une famille / ma famille.
…
"C'était madame Gay ( Une Dame très âgée ) / rue pomme d'or, qui m'avait présenté le chemin d'une vie sous quatre saisons. Elle m'avait touché! Quand elle me voyait toute pétillante glaner dans cette rue de petites histories croustillantes (elle fût là , un trésor pour moi ), elle me raconta comment l'hivers fût terrible pour son époux , comment il avait eu si froid avant de partir pour un autre voyage…"
Délicieuse contribution de mon amie Jackie
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